Centre d'exposition du vieux Presbytère de Saint-Bruno-de-Montarville
- G É O M O R P H O G E N È S E -
Du 23 Mars au 13 Avril 2014
Vernissage le Dimanche 23 Mars, à 14h
La série Géomorphogenèse explore les relations morphologiques du paysage et des éléments qui le composent. Par définition, géomorphogenèse signifie l’élaboration des formes du relief.
Formé par un déplacement continuel et une transformation constante de la matière, le paysage nous adresse les traces et le passage de temporalités aussi éphémères qu’immémoriaux. De la finesse des détails formés sur l’infime surface d’une pétale à la pesanteur immuable d’une montagne forgée par les forces du temps; la matière se stratifie selon une récurrence formelle ; empreint d’une sorte de réminiscence. C’est donc par l’hybridation de profils de montagnes à des éléments du végétal (feuilles, pétales) que l’ensemble de la série explore de manière poétique les rapports formels qu’entretient le territoire dans sa totalité et ses détails.
Opposés de par leurs dimensions et leurs temporalités, la rencontre du motif stratifié (minéral) et du motif organisé (végétal) nous révèle les similitudes morphologiques de ces univers à prime abord distinct. L’association du végétal à la montagne vient qu’à enrichir les aspects d’empreintes, de ruissellements, de fissures, d’éboulements, d’érosions et de dépôts erratiques propres à la formation du relief. En parallèle, les moyens de réalisations employés tels que ; la succession d’une trentaine de fines couches de glacis ; les multiples passages de sérigraphie ; la composition de montagnes superposées ; viennent à réitérer les notions de stratification, d’accumulation et de sédimentation.
Telle une mémoire « poético-génétique » du paysage, la série Géomorphogenèse illustre les symbioses formelles des champs géologique et organique.
::::::::::::::::::::::::::::::::
Marie Elaine Lalonde est détentrice d’un baccalauréat en Arts Visuels et Médiatiques de l’UQAM (2006). À travers les arts d’impression, la photographie, la peinture, la vidéo et l’installation, elle s’intéresse aux notions de paysage, de territoire et aux similitudes morphologiques. L’intime dialogue entre le terrain et le processus créatif lui est fondamental; de la prise de vue à la collecte de matières, son travail tend à la réappropriation de ces informations recueillies sur le site.
Elle est récipiendaire de plusieurs distinctions dont le prix de la relève lors de la 15e édition du EICV (2006), le prix d’excellence du Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire (2010) et le Grand Prix en Arts d’impression lors de la 50e édition du TOAE (2011). Son travail a été présenté parmi diverses expositions collectives et Foires d’Art Internationales notamment au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, au Toronto International Art Fair, au London Art Fair à l’AAF de New-York et de Singapour ainsi qu’au India Art Fair.
Mur Mitoyen